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Film : visite du lycée

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Finie, la sonnerie stridente qui a retenti durant plus d'un siècle !
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Nous cherchons des informations sur cette photo semblant dater des années 80
(réunion de rentrée dans l'amphithéâtre)
-cliquer pour agrandir-
photo-198x-rentree-des-classes
Roland CLÉRY, élève de 1933 à 1939, ancien de la France Libre, membre de l'AALVP,
a répondu à nos questions. L'entretien a été mené par Gilbert Bohn le 9 avril 2015 au lycée Voltaire.
Durée 25 mn (sur 1h d'entretien).

2015 clery
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Emotion et appréhension dans un lycée parisien du XIème arrondissement après les attentats
(Article publié le 16 novembre 2015 sur EURONEWS.COM)

Les établissements scolaires parisiens ont rouvert leurs portes lundi matin. Ceux des Xème et XIème arrondissements bénéficient d’un dispositif de sécurité renforcé, comme le lycée Voltaire, où les élèves ont pour consigne de ne pas s’attarder à l’extérieur.
Au moment de la pause déjeuner, ils nous livrent un sentiment, ou se mêlent l’émotion et l’appréhension.

“Tout l’établissement s’est rassemblé. ça a été un moment assez fort. Que ce soient aussi bien les élèves, que les professeurs, l’équipe éducative, le chef d’établissement, ont extrêmement bien réagi, de façon très solildaire” témoigne Axel Manuali, enseignant au lycée Voltaire.
Une cellule de crise a été mise en place au sein de l‘établissement. Comme beaucoup de gens qui habitent et fréquentent le quartier, où ont lieu les attaques, certains des élèves et des professeurs ont perdu des êtres chers. L’une d’entre eux vient de l’apprendre.
“Ce qui s’est passé, ce n’est pas ce qui va nous empêcher de vivre, j’ai envie de vous dire. On va vivre, on va continuer à vivre comme avant. Bien sûr, on est attristés au fond de nous, ça nous a tous choqués. Mais on a pas de quoi avoir peur”, estime Sacha Sztejnbock, âgé de 18 ans.
“La génération avant nous nous laisse un monde en bazar, un monde de guerre. Personnellement, on a un avenir, mais pour nos enfants, on se demande si c’est vraiment une bonne chose. Parce qu’il y a déjà plein de problèmes qui touchent la planète... Donc si en plus si les humains se tapent dessus, on a plus aucune certitude que l’avenir sera bon”, craint Jade Rozenkranc, âgée elle aussi de 18 ans.

“Philosophe du siècle des Lumières, Voltaire était connu pour son combat contre le fanatisme religieux, et pour la liberté de pensée. Des thèmes qui ont sans doute eu une résonnance particulière dans l’esprit des jeunes parisiens”, souligne notre envoyée spéciale Valérie Gauriat.



« Vivre notre jeunesse » au lycée Voltaire, Paris

(Article publié le 16 novembre 2015 sur LA-CROIX.COM)

[...] Autre établissement parisien, public celui-ci, le lycée Voltaire, dans le XIe arrondissement, non loin du théâtre des attentats. Ici aussi, la plupart des élèves connaissent au moins un proche de victime. Ce qui a conduit la direction à mettre en place une cellule psychologique.
« Surtout, notre professeur de français nous a demandé si nous voulions avoir cours ou si nous préférions parler ensemble des événements », raconte Jules, en seconde. « Elle nous a longuement laissés nous exprimer », approuve-t-elle, tout comme Lucas, qui se montre reconnaissant d’avoir trouvé « des adultes très à l’écoute ».
Certains, comme leur camarade Ella, se demandent « s’il y aura une troisième guerre mondiale ». D’autres, comme Aïcha, qui a remis son voile en sortant du lycée, cherchent à convaincre que l’islam ne saurait justifier des attentats. « Personne ne mérite la mort. Ni les victimes de vendredi, ni celles de l’attaque contre Charlie Hebdo », insiste-t-elle.
En janvier dernier, certains élèves de l’établissement avaient boycotté la minute de silence... Cette fois, rien de tel, quand, aux douze coups de midi, tout le lycée s’est figé dans la cour. « Maintenant, il faut recommencer à sortir, à aller aux concerts », exhorte de son côté Cosmo, cigarette aux lèvres, à la sortie du lycée. « Personne ne peut nous empêcher de vivre notre jeunesse. »

Lundi 16 novembre 2015 : minute de silence au lycée Voltaire
2015 11 16 hommage
Photo : Marianne Cabaret
Ce soir....seule, je jouerai notre cantique.
C'est notre quartier, celui où nous avons grandit, pleurer, jouer...
Celui des rencontres, de la joie, des cafés et de la vie
Ce soir ....je jouerai pour ceux qui se sont envolés
pour ceux dont le courage doit être salué père ou fille
pour ceux restés enfermés, apeurés
pour chacun d'entre nous, pour que la musique et la culture viennent poser les digues de l'interdit de la barbarie
s'il vous prend l'envie de chanter peut être vos voix lointement j'entendrais comme à chaque fois que je joue ce cantique seule ou entourée.

Emilie (groupe musical Voltaire)
Article de Christel Brigaudeau - 14 Nov. 2015 - LE PARISIEN

Paris (XIe), ce matin. Les portes du lycée Voltaire étaient closes comme dans tous les établissements scolaires d’Ile-de-France. Le rectorat a communiqué toute la nuit avec les directions. D’autres instructions sont attendues ce week-end quant à la réouverture, ou non, des écoles lundi. Informés, peu d’élèves se sont présentés ce matin.

Paris, ce matin. Habituellement, le samedi à 8 heures, environ 300 élèves discutent et se rassemblent par grappes, sur le large trottoir de l'avenue de la République (XIe) avant de rallier le lycée Voltaire pour les cours d'avant-week-end.
Mais ce matin, la grande porte bleue, dominée par le buste du penseur des Lumières, s'est fermée à 8 h 30 sans que personne n'en ait franchi le seuil : comme tous les établissements d'Ile-de-France, cette cité scolaire de 1 200 élèves est restée « exceptionnellement fermée », comme l'indiquent les affichettes imprimées dans la nuit par le personnel de direction.

Le message est aussi passé par mail et par des SMS envoyés dans la soirée à tous les parents. « Malheureusement, on sait faire : les attentats de janvier nous ont appris. L'académie a été très réactive », constate la proviseur (syndiquée au SNPDEN), Christel Boury. Le lycée était déjà en première ligne il y a onze mois : le siège de « Charlie Hebdo » est à proximité, et des élèves habitent dans la zone de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Hier encore, la mort a frappé tout près. « Ma grosse inquiétude, c'est de savoir si des gamins ont été blessés ou tués, soupire la proviseur, café en main devant l'entrée de son lycée, les traits tirés par une nuit presque blanche. Concernant la fermeture de l'établissement, le message a l'air d'être passé. » Pas pour ce grand ado en sweat rouge, qui avance sur l'avenue avec son sac à dos sur l'épaule. Il s'arrête, interdit, devant l'affiche et la proviseur : « Y a pas cours ? » C'est par la bouche de la proviseur qu'il apprend les attentats d'hier. Elle hésite une seconde, le temps de trouver les mots : « Il y a eu des attentats à Paris... assez graves... Rentre chez toi directement, dépêche-toi », lui conseille-t-elle. Il tourne les talons et se hâte, interdit.

Hier soir, deux classes du lycée étaient en sortie scolaire dans des théâtres des environs, notamment à Vincennes, pendant les attaques. Les enseignants et les élèves ont pris connaissance des événements à 23 heures, en sortant du spectacle. La ligne 1 du métro était coupée. « Les professeurs ont très bien réagi : ils ont organisé un pont de voitures avec les parents qui en possèdent une pour raccompagner les élèves chez eux et les mettre en sécurité, relate Christel Boury. Ça a duré jusqu'à 1 h 10 du matin. »

Depuis les attentats de janvier, tous les enseignants possèdent le numéro de portable de la direction pour s'informer et prévenir en cas d'attaque. Le rectorat a aussi envoyé des messages réguliers aux établissements scolaires dans la nuit ; d'autres instructions sont attendues au cours du week-end pour décider de l'ouverture ou non des salles de classe ce lundi. « On a tiré les leçons des précédents événements : pendant l'attaque contre Charlie, on avait su qu'il se passait quelque chose seulement quand l'avenue avait été bouclée par la police, en plein pendant l'heure de sortie des élèves à midi », se souvient la proviseur. Deux jours plus tard, lors de la prise d'otages à l'Hyper Cacher, l'établissement avait été confiné. « On était une dizaine d'adultes à bloquer les portes : des élèves qui vivaient là-bas voulaient sortir absolument, ils étaient au bord de la crise de nerfs. C'était très dur. »

A nouveau, professeurs et direction se préparent à prendre de plein fouet l'émotion et la peur des élèves, notamment les plus jeunes collégiens, quand les cours et la vie reprendront, en dessous du buste de Voltaire.

> Article du Parisien